Entretien avec la Guinéenne Batouly Camara
Entretien avec la Guinéenne Batouly Camara

Batouly CAMARA: « Construire un internat pour les jeunes filles en Guinée-Conakry serait un rêve devenu réalité »

Batouly Camara aura bientôt 23 ans pourtant elle ambitionne déjà de construire un internat pour la jeune fille en Guinée Conakry, son pays natal. Elle est  auteure d’une bande dessinée intitulée « Basketball Game on Wake Street » qui vient d’être publiée aux USA.

 Vous venez de publier votre toute première bande dessinée de 24 pages intitulée “Basketball Game on Wake Street”. De quoi parle cette bande dessinée ?

Il s’agit d’un groupe de filles venues de divers horizons qui présentent leurs potentialités à travers un match de basket-ball.

 ​Pourquoi avez-vous choisi des femmes comme les héroïnes de votre livre ?

J’ai eu la chance de grandir autour des femmes qui ont poursuivi sans relâche leurs rêves. J’ai toujours admiré la grâce, la détermination, la force et la persévérance que  les femmes ont dans l’exercice de leurs fonctions. Cela m’a toujours poussé à donner le meilleur de moi dans tous les domaines de la vie. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de  mettre en avant les femmes dans cette bande dessinée.

 Quel est le message que vous souhaitiez faire passer à travers cette bande  dessinée ?

Je veux que cette BD donne les voies à la jeunesse et lui montre que son potentiel est un cadeau. Je crois fermement que lorsque vous inculquez un sentiment de  confiance à la jeune fille vous transformez une nation.

Nous avons parallèlement appris que vous envisagez de construire un internat en Afrique plus précisément en Guinée Conakry. Cette information est-elle vraie ou   fausse?

Cette information est vraie. Construire un internat en Guinée-Conakry serait un  rêve devenu réalité. Mes parents sont nés là-bas et j’espère travailler sans relâche pour offrir  des opportunités pour que  la jeune fille guinéenne réussisse.

  Où en êtes- vous avec ce projet ?

Nous avons entamé la première phase du projet. Je ne suis pas pressée pour le moment car je veux créer une fondation stable. J’envisage travailler sur ce projet toute ma  vie, il est donc important de s’assurer que nous sommes sur la bonne voie.

Que devient votre combat pour l’autonomie de la jeune fille?

C’est un combat pour la vie, je dois le pérenniser. Je me suis toujours lancée dans des activités visant à valoriser la jeune fille. Il revient maintenant aux femmes de prouver qu’elles ont des capacités pour dominer le monde.

Vous avez récemment participé aux éliminatoires de la Coupe d’Afrique de basketball 2019 avec la Guinée Conakry. Une compétition au cours de laquelle  Batouly Camara tournait autour de 17  points par match. Qu’est ce qui vous a motivé à accepter de jouer pour votre pays  d’origine​?

Je suis pleinement investie dans le développement de la Guinée en ce qui  concerne le basket-ball. Représenter mon pays aux éliminatoires de la coupe d’Afrique 2019  fut une belle occasion pour moi d’être aux côtés des miens. Je suis tellement fière d’être originaire de  la Guinée Conakry et je veux apporter ma pierre à l’édifice.

 L’année 2021 sera t-elle celle de la Guinée Conakry lors de l’Afrobasket Women ?

Oui que Allah soit avec moi!!! 2021 et chaque année après.

Votre équipe universitaire Connecticut a arraché 29 victoires contre 3 défaites concédées cette saison en championnat. Comment s’est passé votre retour en club?

Ce fut une excellente saison pour nous. Mon équipe s’est améliorée au cours de  cette saison et chaque match. Deux jours avant notre premier match, j’ai subi une intervention chirurgicale au genou. J’ai dû travailler dur pour revenir au sein de l’équipe. J’en profite pour remercier toutes les personnes qui m’ont soutenu pendant ma convalescence.

 Vous avez manqué le début de saison à cause d’une intervention chirurgicale que vous avez subie au genou droit. Pendant combien de temps avez-vous été éloignée des  terrains ?

J’ai passé 5 mois loin des terrains, cela n’a pas été facile mais je suis une fidèle et je sais que tout se passe pour une raison. Je remercie Dieu pour m’avoir gardé en santé. J’ai hâte de poursuivre ma carrière.

 Après l’université du Connecticut dans quel championnat aimeriez-vous évoluer?

Je n’ai pas de préférence pour un pays précis. J’adorais jouer (professionnel) un peu partout dans le monde. J’ignore ce que l’avenir me réserve, je suis convaincue qu’il sera meilleur.

 @Entretien réalisé par Joëlle Bogmis et retransmis par Paulin B

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